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Pour connaître la vie de nos ancêtres, quelle meilleure source que les archives judiciaires ?

Les enquêteurs d'autrefois savaient comme ceux d'aujourd'hui que c'est souvent des détails que jaillit la vérité. Aussi s'appliquaient-ils à noter mille petits faits apparemment insignifiants, auxquels nul ne prêtait attention car ils allaient de soi. Mais pour nous qui les lisons aujourd'hui, ils révèlent par petites touches tout un monde pleins d'habitudes et de comportements aujourd'hui disparus.

Quel plaisir d'entendre nos ancêtres s'exprimer, de les accompagner dans les cabarets, de suivre leurs conversations politiques, de rire à leurs plaisanteries ! Les livres de Mémoires nous renseignent sur les faits et gestes des personnages importants du passé. Mais où, mieux que dans les instructions judiciaires, peut-on voit le petit peuple vivre et s'exprimer ? 

 C'est pour cette raison que explorons depuis quelques années la section juridique des archives départementales des Deux-Sèvres et de Charente Maritime. Nous en avons retenu les procès les plus instructifs, qui font la matière essentielle des chroniques qui suivent.

 

 

 

 

 

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Les chroniques

 

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Quand Saint Louis venait châtier les Poitevins (Frontenay Rohan Rohan)

Le voyageur qui traverse aujourd'hui la petite cité de Frontenay Rohan Rohan, près de Niort, serait bien étonné d'apprendre qu'elle était au XIIIe siècle une puissante place-forte entourée d'un double rempart.Saint Louis ne vint-il en personne en faire le siège, en 1242, à la tête de tous ses vassaux et d'une immense armée ?

 

couple-de-bagnards-alhoy-4.jpgLa vie quotidienne des bagnards à Rochefort sous le premier Empire

De nombreuses sources, rédigées sous l'Empire ou pendant les années qui suivirent, permettent de reconstituer la vie que mena François Caillé au bagne de Rochefort.

 

 

Communes d origine des chouans et lieux de leurs op rations Une chouannerie bon enfant (Le Busseau, Saint-Hilaire du Voust, Saint Maurice des Noues, Loge-Fougereuse, La-Chapelle-aux-Lys)

 

Au début du règne de Louis-Philippe, la chouannerie était composée essentiellement de jeunes gens qui ne voulaient qu'échapper au service militaire. Aussi, envers ses adversaires, se montrait-elle plutôt bon enfant : beaucoup de cris, de jurons, des menaces de mort, mais on ne fusillait que le buste du roi.

 

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Un cas de pédophilie sous la Restauration (Marans)

Quelle attitude adoptait-on à l'égard de ce genre d'affaires, à l'époque la plus pudibonde de notre Histoire ? Si certains comporements humains apparaissent hélas intangibles, celui de la société, à l'égard notamment des enfants, a bien changé.

 

 

 

 

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 Des réfractaires à la conscription militaire sous Napoléon 1er (Courlay)

Revenu en France après le désastre de Russie qui avait anéanti sa Grande Armée, l'Empereur exigea du pays un effort sans précédent : il fallait bien reconstituer des effectifs capables de faire à ceux de toute l'Europe. Mais dans les campagnes françaises, le coeur n'y était plus.

 

 

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 D'imprudents propos antimilitaristes en 1911 (Thouars)

La liberté d'expression, sous la IIIe République, n'était pas un vain mot, et les propos publics avaient parfois une violence qu'on jugerait inacceptable aujourd'ui. Mais il était une institution à laquelle on ne devait pas toucher : l'armée.

 

 

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Sous la soutane, un virulent activiste politique (Chantemerle)

La révolution de 1830 ne fit pas que des heureux : que l'on songe aux nombreuses tentatives d'assassinat sur la personne de Louis-Phlippe, commises par des républicains ou des bonapartistes. Mais le camp opposé n'était pas moins hostile. Et c'est ainsi qu'en réponse au soulèvement du peuple de Paris, un prêtre au fond de la Gâtine prétendit, lui, soulever les paysans du village de Chantemerle. 

 

voltigeurs-sur-le-site-histoire-empire-org.jpgDes passions politiques meurtrières en 1815 (Saint Varent)

Deux mois après Waterloo, des soldats de l'Armée royale vendéenne s'avisent de venir parader en armes à la fête patronale de Saint Varent. Mal leur en prit. Car des soldats de Napoléon vinrent eux aussi à la fête.

 

 

Drapeau blanc Un tonnelier ivrogne et militant légitimiste (Le Busseau) 

En 1831, un habitant du Busseau, ivrogne et passionnément légitimiste, accroche le drapeau blanc fleurdelysé à la porte de l'église.

 

 BoisseLa justice poursuit une jeune fille pour assistance à des réfractaires (Clazais)

En 1831, les bandes de réfractaires qui vivaient dans les bois et dans les champs avaient grand besoin de la complicité des paysans pour se nourrir et se reposer sous un toit. Mais la justice ne l'entendait pas ainsi.

 

Carte de VouhéUne bande de chouans est hébergée dans une métairie (Vouhé)

Le 20 avril 1832, un détachement militaire débusque une bande de conscrits réfractaires qui logeaient chez un métayer. L'incident permet de mieux connaître l'existence précaire de ces rebelles. 

 

 

Les actions de Secondi  Un Corse chez les chouans (Boismé, Glenay, Saint Sauveur, Viennay, Amailloux, Maisontiers, Azay sur Thouet)

En 1831, les bandes de chouans autour de Bressuire accueillent en leur sein un membre inhabituel: Marc-Marie Secondi, soldat du 1er Léger, né en Corse, qui vient de déserter à la suite d'un vol crapuleux. Par son exemple, il va encourager dans les bandes de nouveaux comportements et ouvrir une nouvelle période de la chouannerie sous Louis-Philippe.

 

étang de la Madoire côté Saint Sauveur Un chouan assassiné par ses camarades (Saint Sauveur)

En 1831, près de Bressuire, un chouan est étranglé par ses camarades parce qu'il parlait de faire sa soumission auprès des autorités.

 

 

 

Le bourg de bressuire sur le plan cadastral de 1811 Le viol, arme politique des chouans en 1834 (Beaulieu-sous-Bressuire) ? 

En 1834, une jeune couturière pour dames de Bressuire n'ignorait pas que les campagnes autour de la ville était infestée par les chouans. Elle accepta néanmoins la demande d'un habitant du bourg de Beaulieu de venir confectionner la robe de mariée de sa fille.

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